mercredi 19 août 2009
UN HORS SERIE A REGARDER
Joyeuse lecture !
samedi 25 juillet 2009
Comment vous devez penser pour guérir

Bonjour, J'ai de nouveau un livre à vous proposer : Guérir la pensée d'Olivier Manitara, en vente dans toutes les librairies. Si vous voulez vous libérer des pensées obsédantes, si vous voulez connaître les secrets de la concentration et si vous voulez guérir avec les plantes : dans ce livre, vous trouverez tout un tas de méthodes de guérison (p 105, exercice avec une graine, p 108 méditation pour libérer sa pensée, p 139 paroles de guérison). J'ai fait ces exercices et j'ai vraiment trouvé les clés qui m'ont permis de calmer mes pensées et de m'apaiser. Essayez et vous verrez comment cela peut agir puissamment dans la vie et éviter bien des ennuis. Naturellement vôtre, Lavandine
Mincir
J'ai un livre efficace pour les régimes minceur : "Le régime brûle-graisse" de Patrick Holford sorti aux éditions Equilibre. Vous trouverez dans ce livre la liste des aliments qui brûlent les graisses ainsi que des recettes de cuisine sans matière grasse mais quand-même variées et délicieuses.
Par exemple : salade Californienne
Ingrédients : 1 pomme, 1 nectarine ou autre fruit de saison, 1 kiwi, 8 grains de raisin épépinés, le jus d'1/2 citron, 240 g de fromage blanc, alfalfa germé.
1 - Coupez les fruits en tranches et mettez-les dans des plats individuels.
2 - Arrosez de jus de citron et couvrez de fromage blanc et de germes d'alfalfa.
Il y a aussi des recettes de spaghettis à la bolognaise, poisson à l'indienne, tarte à la rhubarbe...
Alors, bon appétit !
Paracelse, Prince des deux médecines

Philosophe, alchimiste et médecin suisse, Philipp Theophrast von Hohenheim (1493-1541) prit le nom latin de Philippus Theophrastus Paracelsus, en français Paracelse.
Son chemin
Allergique à tout argument d'autorité, Paracelse fait une lutte acharnée contre la médecine de Galien. Titulaire d'une chaire de médecine à l'université de Bâle, Paracelse ne cesse de s'opposer à l'enseignement traditionnel. Il devient le premier professeur à donner ses cours en langue allemande, alors qu'il est d'usage de les donner en latin. Il troque la prestigieuse toge du médecin pour une vulgaire blouse de laboratoire. Et surtout, il brûle les manuels classiques de médecine devant l'Université. Six ans auparavant, Luther avait ainsi défié l'autorité du pape en brûlant la bulle et les statuts de Rome à la porte de Wittenberg. Le tempérament querelleur, arrogant et récriminateur de Paracelse, ainsi que toutes les connaissances et les expériences qu'il a accumulées à travers ses études et ses nombreux voyages constituent un terreau fertile pour l'élaboration d'une pratique médicale toute personnelle. Sa devise: «Alterius non sit qui suus esse potest» : « Qu'il ne soit pas un autre celui qui peut être soi-même» reflète bien l'esprit indépendant et le mépris de l'autorité, qui lui ont valu le surnom de Luther de la médecine.
Lorsqu'il quitte son maître Trithème, à l'âge de vingt-deux ans, Paracelse a saisi le lien commun qui unit ces trois disciplines: le monde est UN dans son essence et «tout évolue vers une transmutation définitive de toute imperfection en une radieuse unité».
Prince des deux médecines
Sans ambages, fier et fougueux, il s'intitule Prince des deux médecines - celle du corps et celle de l'âme. On lui accorde un don extraordinaire de clairvoyance et des qualités non moins exceptionnelles de guérisseur. Aussi, la rumeur en fait-elle volontiers le familier du diable. Il a pour particularité de porter toujours une longue épée qu'il tient, dit-on, d'un bourreau et dont le pommeau renfermerait la Pierre des Sages. Peu soucieux de ses biens, moins encore de sa renommée, la jeunesse enthousiaste le suit et les pauvres, pour lesquels il a une sorte de culte, s'émerveillent et partout l'honorent. Excommunié de la faculté mais libre dans ses convictions religieuses, il prêche le Christ et la Nature. Libre également dans ses convictions médicales, il proclame : « C'est moi que vous devez suivre, et non pas le contraire ! Suivez-moi, vous, Avicenne, Galien, Rhasès et Montagnana ! C'est à vous de me suivre, non à moi. Vous de Paris, vous de Montpellier, vous de Souabe, vous de Meissen, de Cologne, de Vienne, du Danube, du Rhin ; toi Italie, toi Dalmatie, toi Athènes, toi le Grec, toi l'Arabe, toi l'Israélite. Vous devez tous me suivre et non moi. Je serai le Monarque, et à moi sera la Monarchie ! ».
Paracelse, dans la Renaissance érudite où domine la culture classique est une force en marche, à l'assaut d'une recherche toujours nouvelle et combattante. C'est pourquoi il propose qu'on piétine les vieux livres.
Sa seule loi est celle de guérir. Il promène un regard neuf partout, il voyage, il interroge et écoute parler les autres, il bouscule les habitudes. Il fait serment de ne point soigner de prince qui ne l'ait, au préalable, équitablement pourvu d'honoraires, "ni noble en son château, ni moine, ni nonne exerçant pouvoir". Et si un médecin vient à tomber malade, il le soigne et le fait payer cher. Mais en revanche, il n'accepte jamais l'argent d'un pauvre.
Un tel homme apparaît comme une sorte d'outrage aux yeux de la société. Sa vie est faite de voyages. Il demeure à Bâle sa plus longue période, un peu plus de dix-huit mois. Il ne séjourne que trois à quatre mois au plus à chaque halte. Il va entres autres en Suède, à Venise, en Angleterre, au Portugal, en Pologne.
Astrologue, alchimiste, guérisseur merveilleux, Paracelse a ébloui ses contemporains ou les a irrités. Malgré ses comportements imprévisibles, il a faits de magnifiques découvertes. Ce fut un précurseur qui choquait les esprits. Le souci constant de Paracelse fut d'intégrer l'homme dans l'univers et de l'expliquer par ses rapports avec le cosmos entier.
« La Nature est une et son origine est une. Un vaste organisme dans lequel les choses naturelles s'harmonisent et sympathisent réciproquement. Le macrocosme et le microcosme ne font qu'un. Ils ne forment qu'une constellation, une influence, un souffle, une harmonie, un temps, un métal, un fruit. »
« Personne ne peut démontrer que les métaux sont morts. En effet, leurs sels, leurs soufres et quintessences ont une très grande force pour activer et soutenir la vie humaine. »
Passant pour un empoisonneur, il préconisa : « N'employons pas l'antimoine en orfèvre mais en médecin. »
Dans ces traités, on trouve les enseignements suivants :
« Pour soigner la pierre, utilise la pierre. La pierre broyée et dissoute in vitro broiera et dissoudra la pierre in vivo. »
« Nous enseignons que ce qui guérit l'homme peut aussi le blesser ; et que ce qui l'a blessé peut le guérir. L'ortie peut être transformée afin de ne point brûler, comme la flamme afin de ne point roussir et la chélidoine afin de ne pas cicatriser. Ainsi les semblables sont utiles dans la guérison. »
« Ce serait un désordre complet si nous cherchions les cures dans les opposés. C'est pourquoi chaque maladie doit avoir un remède semblable à elle-même. »
« Le semblable guérit le semblable, le poison élimine le poison, le crabe lutte contre le chancre, la pierre dissout les calculs. »
En ce qui concerne la théorie des grandes dilutions, voici ce qu'on peut lire :
« La quintessence d'une plante est si efficace qu'une demi-once opère plus que cent de la plante en son état naturel. »
Le fondement de sa médecine
On ne peut guère attribuer à Paracelse de découvertes médicales de nature fondamentale. Cependant, plusieurs intuitions remarquables nous permettent de le qualifier de visionnaire.
Les quatre piliers sur lesquels repose la médecine de Paracelse sont la philosophie, l'astronomie, l'alchimie et la vertu du médecin. À ces quatre éléments s'ajoutent trois substances qui constituent les corps et cinq entités ou forces qui causent les maladies. Selon Paracelse, le corps est composé de trois substances: le soufre, le mercure et le sel. Elles symbolisent le corps (sel), l'âme (soufre) et l'esprit (mercure). Chacune des substances est choisie selon sa réaction au feu. Ainsi, le soufre représente tout ce qui brûle, le mercure tout ce qui s'évapore et le sel tout résidu incombustible. Des causes externes peuvent provoquer dans chacune des trois substances des réactions qui sont contraires au maintien de la santé. Cette dernière dépend donc d'une relation appropriée entre les trois substances.
Pour Paracelse, l'entité astrale concerne la prédisposition à la maladie: «Les astres eux-mêmes ne peuvent exercer aucune influence; mais, par leur exhalaison, corrompre seulement et contaminer le Mysterium, par lequel ensuite irons sommes empoisonnés et affligés. Et l'entité astrale se comporte de telle sorte qu'elle dispose nos corps tant au bien qu'au mal par ce moyen.»
L'entité toxique concerne la digestion : « L'alchimiste (l'estomac) est ainsi appelé parce que, pour accomplir son action, il se sert de l'art chimique. Il sépare le mauvais du bon. »
« Toute chose corrompue est un poison pour le lieu dans lequel elle séjourne» ce qui correspond à ce qu'on appelle aujourd'hui une intoxication locale.
«L'air que nous aspirons n'est pas sans contenir un venin auquel nous sommes principalement soumis». Paracelse a le mérite d'avoir le premier à signaler les intoxications d'origine respiratoire et à recommander l'aération des hôpitaux.
L'entité naturelle concerne la théorie du microcosme lié au macrocosme: «Tel le ciel, avec tout son firmament, sa constellation et autres attributs, existe selon et pour lui-même, tel l'homme sera aussi puissamment constellé d'astres, à l'intérieur de lui et pour lui.» Paracelse associe les sept principaux organes au soleil, à la lune et à cinq planètes.
«Le firmament de cet enfant dans sa nativité, indique la prédestination, c'est-à-dire combien de temps l'entité naturelle doit suivre son cours.» Certains auteurs ont vu dans ce firmament intérieur un symbole de l'hérédité.
L'entité spirituelle concerne la psyché et les maladies mentales: «Une telle lésion provient alors de l'esprit, puisque l'esprit existe dans le corps. Donc, le corps souffre déjà et devient malade, non matériellement, par l'entité matérielle, mais par l'esprit. Ici donc la médecine spirituelle est requise.» Pour la première fois dans l'histoire de la médecine, quelqu'un évoque la nécessité d'une psychothérapie.
«La lecture des rêves est un grand art, car ceux-ci ne sont pas dépourvus de sens», ce que les psychanalystes allaient redécouvrir quatre siècles plus tard...
L'entité divine concerne une sorte de prédestination qui s'apparente à la doctrine hindoue du Karma. Dans le cas des maladies envoyées par Dieu: « Si quelque malade vous est apporté, s'il guérit par votre médication, c'est que Dieu vous l'a confié, sinon, il ne vous a pas été envoyé par Dieu. Car si le temps de l'heure de rédemption est proche, alors seulement Dieu confie le malade au médecin, et jamais avant ce temps.»
Dans sa chirurgie, comme dans sa médecine, Paracelse met l'accent sur le pouvoir curatif de la nature. Il ne recommande l'opération qu'en cas de réelle nécessité, s'en tenant plutôt au traitement médical.
Des siècles avant Pasteur, Paracelse songe à tirer le remède du mal, puisque le mauvais en évoluant tend à devenir bon: «Il y a de grandes différences entre l'enseignement des anciens et le nôtre. Car nous enseignons que ce qui guérit l'homme peut également le blesser et ce qui l'a blessé peut le guérir.»
Pour Paracelse, le lien entre la maladie et son remède spécifique est si important qu'il suggère de nommer les maladies d'après le remède qui les guérit: «Vous ne devriez pas dire: cela est du choléra, ceci de la mélancolie, mais cela est arsenical, ceci est alumineux. Si vous dites: telle maladie est celle de la mélisse, telle autre de la sabine, vous avez déjà nommé la cure.»
Par ailleurs, la thérapeutique de Paracelse se soumet à la tradition astrologique dans le choix du moment propice à l'administration de la cure: «Si le ciel ne t'est pas favorable et ne consent pas à diriger ton remède, tu n'arriveras à rien.»
Certains de ses livres parurent de son vivant, tels Grande Chirurgie et Prognostic, en 1536, mais la plus grande partie de ses écrits, qui comprennent, entre autres, Opus paragranum et Liber paramirum ne furent publiés qu'après sa mort.
Il se pourrait aussi que la fondation de l'Ordre des Rose-Croix implique Paracelse car il utilisait les symboles de la rose et de la double croix dite lorraine et prédit la venue d'Elias-Artista, l'Esprit radiant, ambassadeur du Paraclet et personnification future de l'Ordre. La théorie médicale de Paracelse innovait en établissant des correspondances alchimiques entre les différentes parties du corps humain, le Microcosme, et celles de l'univers considéré dans sa totalité, le Macrocosme.
Grand hermétiste, Paracelse est à l'origine d'une série de découvertes médicales dont chacune aurait suffi à rendre son auteur célèbre. Et, pour tenir compte de toutes les dimensions de sa production intellectuelle, il faudrait parler de gnose. Il resta pourtant un médecin maudit et un génie méconnu.
Quelques citations de Paracelse
« Ne sois pas un autre, si tu peux être toi-même »
« Si le Christ a dit : scrutez les Écritures, pourquoi ne dirais-je pas : scrutez les choses de la Nature ! »
« A quoi nous sert la pluie tombée il y a mille ans ? Est utile celle qui tombe aujourd'hui. »
« Je préfère les sentiers et les routes aux universités où l'on n'apprend rien ! »
« C'est la nuit qu'il est bon de spéculer car la nuit, le corps est sobre. »
mardi 28 avril 2009
LE MYSTERE DES PLANTES MAGIQUES
LE MYSTERE DES PLANTES MAGIQUES
Introduction :
Qu’elles soient réputées fées bienfaisantes ou sombres sorcières, les plantes magiques accompagnent les humains depuis la nuit des temps. Traversant l’époque préhistorique jusqu’à nos jours, elles sont toujours parmi nous, chargées d’inconnu et de mystères.
En sorcellerie, la magie blanche est un art qui invoque les bons anges, la magie noire invoque les démons dans le but de faire des choses surprenantes : merveilleuses pour la magie blanche, détestables pour la magie noire. Nous nous intéresserons plutôt au rôle des plantes dans une magie bienveillante.
Origine de la magie des plantes
Au début de la civilisation, la Genèse dit que Misraïm, parent de Nemrod, crée les peuples magiciens ou que Cham, fis de Noé, est à l’origine des magiciens d’Orient. Parmi les premières attestations décrites des pratiques magiques, figurent des tablettes sumériennes et des papyrus égyptiens. Les magiciens égyptiens étaient aussi des prêtres, des médecins et des astronomes. Magie et religion étaient étroitement liées.
Le philosophe néoplatonicien Jamblique a écrit que l’Egypte était la terre bénie des mystères et des révélations. Mais au cours des siècles, les traditions païennes ont été transposées par la religion et les premiers chrétiens avec Constantin désirent distinguer la bonne magie de la mauvaise. Paracelse, médecin et alchimiste suisse au XVème siècle, disait que le saint agit directement de Dieu tandis que le mage passe par l’intermédiaire de la nature.
Le moine Albert le Grand au XIIIème siècle explique que toute science est bonne en soi mais peut être mauvaise suivant l’utilisation qu’on en fait.
Pour l’utilisation des plantes dans la magie, ce qui les différencie de celles utilisées sous forme médicinale, c’est que le résultat découle d’un rituel qui fait appel à des forces invisibles grâce à des prières ou des incantations. Il ne s’agit pas là de guérison précise comme il est question principalement pour la plante mais de s’attirer des bienfaits ou des protections.
Ce sont généralement des plantes médicinales mais utilisées de façon magique comme c’était le cas à l’origine de l’Egypte où les prêtres magiciens étaient souvent des médecins. Pour cette médecine née dans les temples, les guérisons étaient considérées comme des miracles dus à la bienveillance des dieux. Les maladies provenaient d’une malédiction provoquée par les fautes du patient.
Pour l’homme primitif, tout était animé dans la nature par des êtres, soit bienveillants, soit malveillants, qu’ils appelaient des dieux ou des démons. Les herbes avaient un pouvoir par leurs vertus qu’on invoquait lors des prières et des rites.
Les notions de bien, de lumière et les forces bénéfiques ont toujours été liées aux dieux contrairement au mal, à l’ombre, aux forces maléfiques et souterraines qui étaient du domaine des démons. Les plantes ont été exploitées en magie dans ces deux domaines selon le but recherché. A la préhistoire, la persistance des feuillages était signe d’immortalité pour l’homme et plus tard, le nombre de feuilles ou de fleurs d’une plante évoquait le symbolisme des nombres sacrés. Par exemple, les feuilles trilobées du fraisier correspondent à la trinité et la quintefeuille symbolise les 5 éléments ou les 5 sens.
Les plantes sont régies tout comme les minéraux par des planètes, dominées par des déités, que l’on interprète par leurs couleurs, leurs formes et leurs parfums.
Aristote et les alchimistes ont esquissé la théorie des signatures en rapport avec les parties du corps humain, complétée par Paracelse, actualisée par Rudolf Steiner.
Croyances ancestrales
Selon les croyances ancestrales, les plantes peuvent être à la fois bienfaisantes ou malfaisantes selon leur usage. Souvent leurs racines apparaissent maléfiques car elles côtoient le monde sombre et souterrain qui appartient au royaume des démons et des morts. Elles symbolisent les pulsions et les vices de l’homme.
Les croyances demeurent aujourd’hui vivantes concernant la corrélation entre les plantes, qu’elles soient médicinales ou magiques, et les planètes.
D’ailleurs, depuis l’origine, la cueillette des plantes s’effectue en relation avec la position des astres, notamment la lune et le soleil, planètes qui influencent les signes du zodiaque.
Les quatre éléments, le feu, l’air, l’eau et la terre sont agissants dans ce processus.
Par exemple, le soleil, astre de feu, préside au signe du lion et est censé donner force et énergie vitale. Il régit les artères et le cœur et son point cardinal est le sud.
Il a été dit que les planètes agissent sur les plantes. Par exemple, le lilas ou la rose sont vénusiens, l’angélique et la pivoine appartiennent au soleil. Les plantes appartenant à la lune sont plus humides tels l’iris, le cresson, la mandragore.
La cueillette d’autrefois
En ce qui concerne la cueillette, les plantes dites solaires sont ramassées au solstice d’été et considérées comme positives. Elles ont capté les énergies de la lumière et portent en elles l’électromagnétisme parfait : le feu, l’air, l’eau.
Au solstice d’été, les fameuses « herbes de la Saint Jean » sont cueillies dès l’origine des fêtes païennes le 21 juin, date reportée au 24 juin par l’Eglise.
On leur prête de grands pouvoirs de force et guérison. Autrefois, elles devaient être cueillies avant le lever du soleil afin de conserver la précieuse rosée déposée sur leurs feuilles et leurs fleurs. Cette rosée ajoutait à la puissance de ces plantes solaires qui constituait une sorte d’eau de longue vie. Ces plantes avaient la réputation de chasser les démons et de faire perdre aux plantes vénéneuses leur pouvoir maléfique.
Par exemple, la chicorée devait être déterrée avec une pièce d’or, symbolisant le disque du soleil. Le gui était récolté la « Nuit Mère », le sixième jour de la lune qui suit le solstice d’hiver, avec une faucille repeinte en or car ce métal n’altère pas les vertus de la plante. Habillés de tuniques de lin blanc, les druides dans un linge le gui coupé sur le chêne. La plante ne devait pas toucher le sol sous peine de perdre son pouvoir.
Certaines plantes comme la digitale ou la verveine étaient cueillies de la main gauche ou bien à reculons afin de ne pas dérouter les démons et empêcher le mauvais sort.
Le plus souvent, la veille de la cueillette, il fallait délimiter la plante par un cercle tracé tout autour pour éviter que ne s’échappe l’esprit du végétal car les végétaux ont une âme.
En cueillant la plante, il fallait lui expliquer à quel usage elle était destinée et nommer ses vertus. Souvent, une offrande était déposée au pied de la plante que l’on venait de cueillir, gâteau, grain de céréales, pièce de monnaie, afin de remercier son esprit.
On choisissait les influences favorables selon le jour ou le signe zodiacal et il était bon au moment choisi de faire brûler des plantes correspondant au signe zodiacal du demandeur, afin que leur parfum s’ajoute aux influences voulues et que les plantes magiques au maximum de leur efficacité bénéficiaient à ce moment là de l’entière protection des planètes correspondantes.
Les plantes et les dieux
De nombreuses plantes ou bien des arbres sont liées depuis l’origine aux Dieux.
L’aloès chez les égyptiens était symbole du renouveau de la vie lors des cérémonies funéraires. Le persea, plante toujours verte, était voué à Isis, symbole de l’adieu ou de l’espoir. Le buis fut consacré à Platon car il symbolise la vie qui continue sous terre et il reste toujours vert en hiver. L’iris, voué à Horus était l’emblème de la guérison.
Le gui, plante venue du ciel, était selon les druides un signe d’immortalité.
Le blé fut dédié en Egypte à Osiris, dieu de la résurrection, puis à Déméter, déesse de la fécondité. Le lin, censé éloigner le mal, a toujours servi à confectionner les habits des prêtres.
L’olivier, plante d’Isis, symbolise dans l’huile d’olive la force et la lumière.
Le pouvoir des plantes
Pour vous livrer quelques exemples du pouvoir des plantes, l’angélique, plante solaire de l’archange Raphaël, portée en collier, avait pour nos ancêtres le pouvoir de chasser les démons.
Dans la famille des chardons, la grande carline et la cardère sylvestre étaient clouées sur les portes des maisons pour repousser les esprits malveillants de leurs épines.
De même, le houx, toujours vert et robuste, était censé chasser les mauvais esprits.
Le gui, plante sacrée des druides, était suspendu aux portes des maisons pour éloigner les forces sombres ou utilisé sous forme d’eau lustrale afin de lutter contre les maléfices.
Les cendres de gui brûlé le jour de la Saint Sylvestre étaient mises dans des petits sachets et portés autour du cou en guide d’amulette.
Les chênes ont toujours été considérés comme protecteurs.
Dans la partie médicinale, des couronnes de fleurs ou de plantes étaient tressées : la rose odorante contre la pesanteur de la tête, le romarin pour la mémoire et les facultés intellectuelles, le gui contre la jaunisse. Par ailleurs le romarin était préconisé pour empêcher les cauchemars et éloigner les démons.
Le thym, brodé sur les écharpes des chevaliers lors des tournois, avait la prétention d’inspirer le courage. La bourrache était censée procurer courage et audace.
Le trèfle à 4 ou 5 feuilles a toujours eu la réputation de porter chance.
La fougère devait provoquer la renommée et la gloire : il était préconisé de la faire brûler avec de l’encens et du gui, ainsi les opportunités devaient se présenter pour améliorer l’existence.
Les feuilles de bouleau chauffées dans un four et placées dans le berceau d’un enfant étaient utilisées pour lui donner de la force.
Le parfum du safran avait la réputation de procurer un sommeil réparateur et d’agréables songes. Le sens olfactif a toujours été considéré important en magie et dans toute religion.
En Egypte, les dieux étaient honorés avec des senteurs.
Dans les anciens temps, la fumigation était aussi très pratiquée pour chasser les puissances maléfiques. L’odeur de la menthe était réputée pour éveiller l’esprit, celle de l’origan et de la marjolaine pour tonifier le cerveau et apporter la joie.
La disparition des magiciennes
Depuis le commencement des temps, les hommes ont su que la nature portait en elle les secrets de la vie et de la mort, de la guérison ou de l’empoisonnement. Les herbes ont ainsi constitué une base thérapeutique voilée de mystère. On connaissait déjà beaucoup d’espèces végétales dans l’Antiquité, notamment les plantes médicinales, à qui on attribuait des pouvoirs divins et des qualités magiques. Souvent plantes sacrées, elles étaient indispensables aux rites magiques et religieux associés aux différentes étapes de la vie. Elles purifiaient à la naissance, protégeaient lors du mariage, éloignaient et guidaient les morts dans l’au-delà. Souvent élaborés par des femmes, ces « remèdes à tous les maux » avaient le pouvoir de guérir ou d’envoûter. Les magiciennes de nos campagnes étaient alors qualifiées de sorcières. La divinité féminine de ces cueilleuses de plantes était la Déesse-Mère de l’agriculture, Déméter, célébrée par un culte grec dans les mystères d’Eleusis. Des milliers de ces femmes guérisseuses et magiciennes ont été exterminées sur les bûchers de l’ignorance et de la bêtise, emportant avec elles les secrets des plantes magiques.
Incantation trouvée sur le papyrus Ebers (1440 av. J.C.) à propos d’un remède à base de roseau :
« Que ce soit un dieu qui a agi, que ce soit un démon, qu’il soit conjuré, que le dieu délie ce qu’il a fait dans le mien intérieur du corps »
Hildegarde Bingen dans son Livre des subtilités préconise de dire au hêtre :
« Je coupe ta verdeur parce que tu purifies toutes les humeurs qui entraînent l’homme sur des chemins d’erreur et d’injustice, par le Verbe vivant qui a fait l’homme sans le regretter ».
Elle prie à la mandragore : « Mon Dieu, toi qui de l’argile a créé l’homme, considère que je place près de moi la même terre qui n’a pas encore péché, afin que ma chair criminelle obtienne cette paix qu’elle possédait tout d’abord. »